Comment créer son entreprise de plaquiste plâtrier

Comment créer votre propre entreprise de plaquiste ? Vous souhaitez créer une entreprise de plaquiste ou plâtrier ?
Vous souhaitez devenir indépendant et votre propre entreprise ?
Comment faire ? Quels diplômes ? Quelles compétences ?

Éléments de réponses.

Qu’attend-on d’un artisan plaquiste ? Son rôle est d’habiller les murs et les plafonds de plaques de plâtre (placo) ou autres matériaux. Le but est d’isoler les murs et les plafonds thermiquement ou phonétiquement. Le plaquiste est avant tout un artisan et relève donc de la chambre des métiers et de l’artisanat. C’est cet organisme qui vérifiera les qualifications professionnelles du plaquiste et par conséquent du chef d’entreprise.

Devenir plaquiste nécessite de la rigueur, de la précision et un sens pratique et aiguiser des techniques spécifiques à ce métier. Des qualités de communications et de créativité sont également primordiales dans les métiers du bâtiment.

Portrait-robot du plaquiste idéal :

En général le plaquiste intervient après le passage du gros œuvre (maçon) pour plâtrer et lisser les surfaces.

Sur le terrain les missions du plâtrier sont nombreuses :

  • Appliquer le plâtre sur la maçonnerie
  • Réaliser l’isolation acoustique ou thermique
  • Installer les cloisons
  • Faire les joints.
    • Cette fonction peut être déléguée à un professionnel : le jointeur ou le jointoyeur
  • Créer les décors si nécessaire.

A l’instar de tous les artisans du BTP, le plaquiste doit être en mesure de proposer efficacement la meilleure solution à ses clients, particuliers et professionnels. Le plaquiste agit sur les murs et les plafonds, ainsi des notions en mathématiques et en géométrie sont indispensables. Travailler en temps et en heures est primordiale afin de se synchroniser au mieux avec les autres professionnels du bâtiment (maçon, peintre, électricien)

Pour durer le plaquiste devra être capable de proposer des solutions optimums a ses clients et aux meilleurs prix. Une bonne intégration dans le monde du bâtiment et des relations cordiales et durables avec ses pairs et ses partenaires permettra aux plaquistes de transformer les partenaires en prescripteurs.

En conclusion, en plus de compétence technique évidente le plaquiste devra savoir s’adapter à l’utilisation de divers matériaux et de diverses techniques de pose. Comme un artiste il doit faire preuve de créativité et de maitrise. Afin de pouvoir performer dans ce milieu il est indispensable de respecter les délais, le cahier des charges initial et les règles de sécurité. L’univers du BTP impose aujourd’hui à l’ensemble des acteurs une grande polyvalence. Un bon plaquiste se doit d’avoir des notions dans les domaines qui l’entourent tel que l’électricité, l’isolation et l’étanchéité).

De quels diplômes avez-vous besoin ?

L’activité de plaquiste plâtrier jointeur est réglementée. Elle relève de l’artisanat : le centre de formalités compétent est celui de la Chambre des métiers et de l’artisanat. Par conséquent, il est nécessaire, pour pouvoir s’installer :

  • De justifier d’un diplôme (CAP plâtrier-plaquiste, CAP staffeur-ornemaniste, BEP finition, MC plaquiste, BP platerie-plaques, BAC pro aménagement et finition, BM plâtrier, BM volumes, staff et matériaux associés, BM plâtrier-peintre, BMS bâtiment, BTS aménagement finition…) ou, à défaut, d’une expérience d’au moins 3 ans,
  • Depuis la loi PACTE de 2019, il n’est plus obligatoire de suivre le stage de préparation à l’installation auprès de la Chambre des métiers et de l’artisanat (cliquez sur le lien pour en savoir plus).

La réglementation :

En résumé les principaux aspects de la réglementation concernant le métier de plaquiste-plâtrier :

  • Plâtriers et plaquistes sont tenus de se référer au Document Technique Unifié (DTU) qui impose les normes de qualité de leurs interventions. Il s’agit d’une charte qui garantit au client le bon suivi de son chantier.
  • Obligation d’informer au préalable le client des tarifs horaires de main-d’œuvre, des modalités de comptage du temps passé, des prix des prestations forfaitaires, du montant des frais de déplacement, et du prix du devis,
  • Si l’entreprise dispose de locaux, tous les tarifs doivent être affichés dans le lieu de réception de la clientèle,
  • En l’absence de locaux, l’artisan plâtrier doit communiquer aux clients un document présentant tous les tarifs et modalités de facturation des prestations, préalablement à tout accord d’intervention.
  • Le devis est obligatoire pour toute prestation de plus de 150 €,
  • Obligation de donner une note ou une facture au client suite à la prestation.

Les meilleurs statuts juridiques :

Un plaquiste-plâtrier seul peut envisager les différents statuts juridiques suivants pour s’installer :

La micro-entreprise (ex régime auto-entrepreneur) : c’est un statut très simplifié et plutôt adapté pour un démarrage :

  • pas de comptabilité réelle,
  • obligation d’établir un suivi des recettes sur un cahier ou un fichier informatique,
  • obligation d’avoir un compte bancaire séparé,
  • statut juridique soumis à des plafonds de chiffre d’affaires,
  • dans ce statut, le diplôme ou l’expérience minimale restent obligatoires,

L’entreprise individuelle en nom propre (EI) : c’est un statut adapté mais assez complexe en ce qui concerne le paiement des cotisations sociales ; en effet, ces dernières étant calculées sur les bénéfices, elles font l’objet de prélèvements forfaitaires provisionnels, avant régularisation l’année suivante,

L’EIRL : même remarque que pour l’EI. Toutefois, l’EIRL permet de protéger son patrimoine personnel mieux qu’en EI,

L’EURL (société de type SARL à associé unique) : c’est un statut bien adapté. Le gérant détermine lui-même sa rémunération, qui sert de base au calcul des charges sociales,

La SASU : ce régime juridique est adapté mais un peu plus coûteux que l’EURL

Pour toutes questions relatives à votre projet, n’hésitez pas à nous écrire

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